QU’EST-CE QU’UNE CIGARETTE ELECTRONIQUE

A l’heure actuelle, l’industrie du tabac subit une crise sans précédent dû notamment aux nombreuses lois anti-tabac ainsi qu’aux taxes toujours plus nombreuses et onéreuses sur le prix du paquet de tabac. C’est pourquoi de nombreux fumeurs se tournent aujourd’hui vers la cigarette électronique ou e-cigarette. Selon un article datant du 21 août 2012 du journal Les Echos, un million de personnes auraient déjà essayés et 500 00 d’entre eux seraient devenus des « vapoteurs » quotidien. Mais d’où vient cette cigarette électronique ? Comment l’utilise-t-on ? De quoi est-elle composée et quels sont ses avantages? C’est ce que nous allons essayés de découvrir tout au long de cette article.

 

*Qu’est-ce qu’une cigarette électronique ?


La cigarette électronique (ou e-cigarette ou e-cig) désigne un objet électronique qui peut être représenté sous formes de cigarette, cigare, pipe ou autre avec parfois une lampe LED à l’extrémité qui s’allume quand on l’utilise et qui rappel l’embrasement d’une cigarette normale. Cependant, de plus en plus de modèles ne ressemblent plus à de simples cigarettes (comme les Ego) mais possèdent une forte puissance. Ces produits ont pour but de simuler l’acte de fumer du tabac en produisant une vapeur qui contient de la nicotine ou non. Elle est une alternative aux produits contenant du tabac à fumer. Elle permet de satisfaire les envies irrésistibles de nicotine et qui reste proche du geste réel du fumeur. Grâce à sa résistance chauffante, la cigarette électronique produit une vapeur ou « vapeur artificielle » qui est très ressemblante à la fumée dû à la combustion du tabac. Le e-liquide, que la cigarette transforme en vapeur, possède de multiples saveurs comme les arômes tabac, tabac, brun, blonde, goûts fruités ou sucrés…Ces liquides peuvent contenir ou non de la nicotine et à différents dosages (6mg, 11 mg, 19 mg…). Certains vapoteurs sont très friands des é-liquides sans nicotine car ils gardent le plaisir de fumer en étant débarrasser de leur dépendance à la nicotine. Les e-liquides ne contiennent pas de goudron, la vapeur ne possède pas l’odeur du tabac et est censée contenir moins de substances cancérigènes. La vapeur des liquides contient moins de dix composants chimiques, tous testés, approuvés et protégés par une licence qui atteste qu’ils sont sans risque pour la consommation humaine.

* Historique de la cigarette électronique


Pour beaucoup de personnes, l’invention de la cigarette électronique est liée à un pharmacien chinois, Hon Lik qui a déposé le brevet en 2005. Cependant, le premier concept d’une cigarette électronique remonte en 1963 dans un brevet acquis par Herbert A. Gilbert. Malheureusement, les procédés technologiques de l’époque ont fait qu’aucun prototype n’a pu être réalisé par la suite.

Pour voir le premier prototype il faut attendre 2001. C’est un étudiant en informatique, Stéphane Vachlos, qui l’a créé dans le but d’arrêter de fumer mais n’a jamais été reconnu par l’OMPI. Ce prototype est le premier à avoir utilisé la vaporisation d'un mélange glycéré contenu dans un tampon d'ouate, à l'aide d'une résistance chauffante alimentée par une batterie lithium, elle-même commutée à l'aide d’un interrupteur à valve.

C’est donc effectivement Hon Lik, pharmacien chinois, qui à rendu publique la première cigarette électronique en 2003, puis à déposé le brevet en 2005. Cette première cigarette avait pour but de produire une vapeur qui contenait de la nicotine et non pas de la fumée, en utilisant la technologie « ultra-sonique ». Quelques temps après, Hon Lik commence à travailler avec « Golden Dragons

Holding » pour améliorer et commercialiser sa cigarette électronique. De nombreuses améliorations ont été faites depuis ce temps dont notamment l’utilisation de la technologie de la résistance chauffante et non plus « ultra-sonique ».

La grosse majorité des cigarettes électroniques est construite en Chine à Shenzen et Hong-Kong puis assemblé à la main.

* Présentation de la cigarette électronique


La cigarette électronique est composée de différents composants :

L’atomiseur, un atomiseur contient une résistance, un système de tresse (ou de mèche) et un dispositif pour y clipper une cartouche. Il y a deux grande familles d'atomiseurs, suivant qu'ils sont destiné à recevoir des cartouches avec ou sans bourre. Dans chacune de ces familles, il est proposé différentes résistances (de 1,25 ohm à 5 ohms). Si la cartouche et l’atomiseur ne forment qu’un seul composant et sont indissociable, on parle alors de cartomiseur.

Les cartouches : Ce sont des petits réservoirs destinés à recevoir les e-liquides généralement de formes cylindriques et en plastiques qui peut avoir différentes contenances (0.5 ou 0.7 ml) Ces cartouches peuvent aussi contenir des bourres (soit synthétiques, soit métalliques) pour éviter un écoulement trop important du e-liquide. Une cartouche peut être réutilisée et remplie de nombreuses fois.

Les batteries

Les batteries se distinguent par le pas de vis qu'elles proposent, par leur capacité et par leur tension nominale. Plus la capacité de la batterie est grande, plus sa taille (et son poids) sera importante, mais plus l'autonomie qu'elle offre à la cigarette électronique sera grande. La capacité des batteries est généralement mesurée en milliampère-heure (mAh). En outre, plus une batterie délivre une tension forte, plus elle peut faire chauffer une résistance, qui produira alors une plus grande quantité de vapeur

Le e-liquide

Ils se composent d'un liquide dit de base (du propylène glycol (PG) et / ou de la glycérine végétale (VG). Ils contiennent souvent une certaine quantité d'arômes variés comme des saveurs tabac, fruités, sucrés, ou gourmandes. Ils peuvent contenir ou non de la nicotine. Les e-liquide sont vendus séparément.

Liquides de base

Le propylène glycol a été utilisé comme additif chimique de la base aqueuse des inhalateurs et des nébuliseurs pour l'asthme depuis les années 1950, sans effets secondaires graves connus. Le propylène glycol, parce qu'il a la propriété de retenir l'eau, est le composé de choix pour administrer le médicament atomisé. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis inclut le propylène glycol dans sa liste des substances généralement reconnues comme inoffensives (GRAS). Considérant que le propylène glycol a été largement utilisé depuis de nombreuses années sans effets secondaires graves, la substance peut raisonnablement être vue comme relativement peu nocive.